Projet spatial

Esmée

Mini-fusée expérimentale

Esmée

Chef de projet Projet personnel C’Space 2025 Analyse de vol
CNES CNES
Planète Sciences Planète Sciences
C’Space C’Space

Esmée est la première mini-fusée expérimentale du club Ema’Bot et de l'école des Mines d’Alès, conçue pour le C’Space 2025. Pensé comme un projet complet de mécatronique, le système combine électronique embarquée, acquisition de données, télémétrie, récupération et exploitation logicielle du vol.

Lancement d'Esmée
Rôle Travail mené seul
Cadre CNES · Planète Sciences · C’Space 2025
Mission Atteindre l’altitude utile et caractériser le vol
Valeur ajoutée Une mini-fusée porteuse du prénom de ma fille

Contexte

Esmée est née d’une ambition claire : concevoir une mini-fusée expérimentale capable de dépasser le simple démonstrateur de lancement pour devenir un véritable support d’étude de vol pour le club. Le projet s’inscrit dans le cadre du C’Space, avec les contraintes de sécurité, de fiabilité et de qualification imposées par Planète Sciences et le CNES.

Son objectif est d’établir le profil d’évolution de la pression en fonction de l’altitude, puis de retracer le comportement de la fusée pendant ses différentes phases de vol. Pour rendre ces mesures exploitables, Esmée devait atteindre l’altitude la plus élevée possible avec le propulseur fourni par le CNES.

Affiche Esmée
Conception Esmée

Architecture globale du système

Son dimensionnement a conduit à une architecture mono-étage de 60 mm de diamètre extérieur, réalisée majoritairement en fibre de carbone et en PETG, pour une masse totale de 1424 g hors moteur.

L’électronique embarquée est organisée en deux blocs distincts : un séquenceur dédié aux fonctions critiques du vol, notamment au déploiement du système de récupération, et une partie expérience dédiée à l’acquisition, au traitement, au stockage et à la transmission des données. Cette séparation permet d’exploiter le vol à deux niveaux : en temps réel pour le suivi de mission, et en post-vol pour l’analyse détaillée des performances, des transitions de phase et de l’évolution de la pression en fonction de l’altitude.

Poste opérateur

Tableau de bord mission

En complément du système embarqué, j’ai développé un poste opérateur de suivi mission. Il rassemble télémétrie, états système et données de vol dans une interface lisible, utile en direct comme en analyse post-vol.

L’interface couvre trois usages : préparer le lancement, suivre le vol en direct et exploiter les données après mission. Elle centralise liaison, batterie, capteurs, événements, courbes et carte de récupération dans une lecture rapide pensée pour le terrain.

Suivi live

Télémétrie, événements de vol, état de liaison et indicateurs système regroupés dans une vue principale.

Analyse capteurs

Courbes et métriques BMP280, GPS, BNO055 et système pour relire chaque phase du vol.

Récupération

Trace GPS, dernière position et rejeu de session pour retrouver la fusée puis analyser le vol.

Fonction Supervision sol
Usage Live + post-vol
Modules visibles Capteurs + carte
Apport Données lisibles

Pourquoi cette brique compte

Le tableau de bord relie l’embarqué, la station sol et l’analyse post-vol. Il donne à Esmée une restitution complète, au-delà du seul vol.

Page d’accueil du poste opérateur, pensée comme point d’entrée de mission.
Vue Mission Control avec lecture par capteur, événements de vol et courbes.
Carte de récupération pour suivre la trace et localiser rapidement le point de chute.

Analyse du vol

Lecture des données de vol

Les mesures enregistrées sont synthétisées autour de quatre repères : apogée, durée de montée, vitesse verticale et pression atmosphérique.

À retenir : la trajectoire est exploitable, avec une mesure barométrique stable et un GPS utile en comparaison après acquisition fiable.

Apogée baro
Apogée GPS
Durée de montée
Vitesse max

Altitude relative

La courbe barométrique sert de référence ; le GPS permet de comparer la cohérence de la trajectoire après stabilisation.

Décollage T+0.0 s Apogée T+8.2 s Atterrissage T+33.6 s

Les repères verticaux situent le décollage, l’apogée et l’atterrissage.

Vitesse verticale

Le passage sous 0 m/s marque le basculement après la montée.

Pression atmosphérique

La baisse de pression accompagne la montée et confirme la cohérence physique des mesures.

Retour d’expérience

Ce que le projet m’a appris

Porter Esmée seul, sur un projet qui mobilise habituellement une petite équipe, m’a appris à tenir une responsabilité complète : conception, intégration, essais, télémétrie, analyse des données et restitution finale. Cette expérience m’a surtout fait progresser dans ma manière d’arbitrer, de structurer et de garder une cohérence d’ensemble.

Pilotage autonome

Reprendre un projet en retard, redéfinir les priorités et maintenir une trajectoire réaliste jusqu’à la campagne de vol m’a appris à décider vite sans perdre la vision globale.

Intégration technique

Travailler sur la mécanique, l’électronique, les capteurs, la récupération et la télémétrie m’a obligé à relier chaque sous-système au fonctionnement complet de la fusée.

Valorisation des données

Le tableau de bord et l’analyse post-vol m’ont appris à transformer des mesures brutes en restitution lisible, utile pour comprendre le vol et présenter le projet.

En une phrase : Esmée m’a appris à conduire un projet complexe avec autonomie, lucidité et sens des priorités, depuis l’objet physique jusqu’à la donnée exploitable.

Aller plus loin

Cette page peut encore être enrichie avec un schéma de l’architecture embarquée, des choix de conception détaillés, une visualisation 3D issue des données inertielles ou un retour d’expérience complet de campagne.